Serge Etinkum Anza : La jeunesse kinoise face au défi civique

Campagne « La jeunesse parle Constitution » : Serge Etinkum Anza appelle les jeunes à substituer l’engagement civique à la violence

Face aux dérives de la violence urbaine et au sentiment d’abandon qui gagne une partie de la population, une alternative citoyenne émerge au cœur de la capitale. Le lancement à Kinshasa de la campagne « La jeunesse parle Constitution », initiée par Serge Etinkum Anza, résonne comme un appel pressant à la prise de conscience collective. L’objectif est limpide : inciter les jeunes Congolais à rompre définitivement avec les logiques de confrontation et de vandalisme pour s’approprier les véritables leviers du changement juridique et politique de leur pays.

Pour les initiateurs de ce mouvement, l’avenir de la République Démocratique du Congo dépend de la capacité de sa jeunesse à canaliser son énergie vers des débats constructifs autour de la Loi fondamentale, plutôt que de se laisser instrumentaliser dans des conflits stériles.

S’approprier les textes pour devenir acteurs du changement

La démarche de Serge Etinkum Anza repose sur un constat simple : la véritable émancipation de la jeunesse passe par la connaissance de ses droits et de ses devoirs. En se penchant sur les mécanismes constitutionnels, les jeunes apprennent à formuler des revendications structurées et à exiger des comptes aux décideurs, remplaçant ainsi la colère de la rue par la force de l’argument.

« Un jeune qui maîtrise la Constitution est un citoyen qu’on ne peut ni manipuler, ni envoyer casser les infrastructures de son propre pays. Il devient un bâtisseur. »

L’exemple de la Linafoot : Préférer le droit aux débordements

Ce besoin crucial de basculer de la culture de la tension vers celle de la responsabilité trouve une illustration frappante dans l’actualité sportive. La décision radicale prise le 21 mai 2026 par la Ligue Nationale de Football (Linafoot) de suspendre l’ensemble de sa Commission des Arbitres montre que les institutions, face aux crises, doivent s’en remettre aux textes et aux procédures officielles pour restaurer l’ordre.

Dans les stades comme dans les quartiers, les défaillances réglementaires suscitent trop souvent des réactions passionnées, voire des actes de violence de la part des jeunes supporters. La campagne de sensibilisation rappelle que :

  • La violence détruit, le droit protège : Face aux injustices ou aux frustrations, qu’elles soient sociales ou sportives, l’escalade physique ne résout rien. C’est par le respect et la refonte des règles que l’on assainit un système.
  • Le sens de la responsabilité : L’incident à la Linafoot démontre que même les structures les plus populaires doivent rendre des comptes. Les jeunes doivent s’inspirer de cette exigence de transparence pour l’appliquer à leur propre quotidien.

En investissant leur temps dans la compréhension des enjeux de la nouvelle loi fondamentale plutôt que dans les dynamiques de rue, les jeunes Kinois répondent à l’invitation de se prendre en charge. La campagne portée par Serge Etinkum Anza pose ainsi les jalons d’une jeunesse mature, résolue à dicter l’avenir de la nation par l’intelligence civique et la force de la loi.

Leave a Comment