Transports en RDC : La FEC interpelle John Banza Lunda

Corridor logistique en RDC : Le patronat accentue la pression sur le gouvernement face aux défaillances routières

Les conditions d’exercice du transport de marchandises en République Démocratique du Congo font l’objet d’un bras de fer direct entre le secteur privé et le pouvoir exécutif. Au cours d’une réunion de travail constructive mais sans concession, les délégués de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) ont présenté un tableau critique de la situation des infrastructures au ministre de tutelle, John Banza Lunda. Cette démarche officielle traduit l’exaspération croissante des opérateurs économiques face aux goulots d’étranglement qui pénalisent la chaîne d’approvisionnement nationale.

Une paralysie chronique des axes stratégiques

Le diagnostic établi par le syndicat patronal cible explicitement les axes routiers majeurs du réseau national : la route nationale 1 reliant la capitale au port de Matadi, la zone frontalière de Kasumbalesa, ainsi que la route reliant la ville minière de Kolwezi.

Les griefs de la FEC reposent sur deux facteurs structurels majeurs :

  • Une fiscalité routière contre-productive : Le niveau actuel des tarifs de péage imposés aux véhicules lourds de transport de marchandises pèse lourdement sur la structure des coûts des entreprises locales et alimente l’inflation des produits de consommation courante.
  • Un déficit de maintenance opérationnelle : L’absence d’assistance technique rapide lors des pannes de camions sur les voies de circulation engendre des embouteillages d’une ampleur critique. Ces blocages prolongés ralentissent le rythme des rotations et immobilisent des capitaux importants.

L’exigence d’un calendrier de réformes immédiates

Face à l’impact mesurable de ces dysfonctionnements sur le PIB et la compétitivité du pays, la FEC a demandé un engagement ferme de la part des autorités publiques. Un horizon de dix jours a été fixé pour la mise en place de premières mesures correctives concrètes.

Les chefs d’entreprise attendent de l’administration publique un réajustement des barèmes des péages routiers ainsi qu’un plan de contingence pour la libération rapide des voies obstruées. L’issue de ces négociations techniques conditionnera l’évolution du climat des affaires et la fluidité des échanges sur l’un des réseaux de transport les plus stratégiques d’Afrique centrale.

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