Introduction À l’approche du dialogue politique national inclusif en République Démocratique du Congo, le mouvement citoyen « Jeunesse Parle » structure sa contribution. Menées par son coordonnateur et initiateur, Serge Etinkum Anza, des consultations institutionnelles ont été entamées, notamment avec le pasteur Ejiba Yamampia, membre de l’équipe de médiation aux côtés de la CENCO et de l’ECC. Au cœur de cette démarche : l’exigence de réformes axées sur la gouvernance, la responsabilité et la prise en compte des aspirations de la jeunesse congolaise.
Un refus catégorique de l’impunité et des récompenses politiques
Lors des échanges institutionnels, le mouvement a martelé une position ferme concernant les critères de participation et les issues des pourparlers. Pour Serge Etinkum Anza, le processus de dialogue ne doit en aucun cas servir de mécanisme de consécration de l’impunité ou de raccourci politique pour les acteurs ayant eu recours aux armes.
« Il est inconcevable que nous organisions des dialogues dans ce pays uniquement pour récompenser les gens qui ont pris les armes, qui ont tué nos frères », a déclaré le coordonnateur.
Cette ligne directrice vise à préserver l’ordre républicain et à éviter l’institutionnalisation d’un précédent dangereux où la violence armée constituerait un moyen d’accès aux responsabilités publiques.
Vers des garanties constitutionnelles pour la prospérité et la dignité
Au-delà des enjeux sécuritaires, « Jeunesse Parle » positionne la jeunesse comme un acteur incontournable du développement socio-économique et institutionnel. Le mouvement formule deux revendications fondamentales pour les réformes à venir : le droit à la prospérité et le droit à la dignité.
Ces aspirations s’inscrivent dans le cadre des réflexions sur l’évolution constitutionnelle du pays. L’objectif affiché est d’accorder des garanties juridiques spécifiques à la jeunesse, lui permettant de s’affirmer non plus comme simple force de mobilisation, mais comme un pilier actif de la stabilité et de la croissance nationale.
Une dynamique de consultation ancrée dans les provinces
Afin de légitimer sa démarche et d’ancrer ses propositions dans les réalités du terrain, le mouvement poursuit une tournée d’évaluation à travers les provinces de la RDC. Après des étapes significatives dans le Kwilu — notamment à Kikwit, Masimanimba et Idiofa —, ces descentes permettent de recueillir les attentes directes des populations locales.
Tout en saluant l’initiative du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, « Jeunesse Parle » réaffirme sa disposition à accompagner le dialogue national, sous réserve qu’un cadre précis garantisse une participation effective et contraignante de la jeunesse aux conclusions des pourparlers.