L’hôtel Pullman Grand Karavia de Lubumbashi accueille, du 17 au 19 juin 2026, les travaux de la 21e édition de la DRC Mining Week. Ce rendez-vous stratégique de l’industrie extractive réunit plus de 300 exposants internationaux, des investisseurs de premier plan ainsi que des décideurs politiques majeurs. Cette année, l’événement marque une rupture claire avec le modèle extractif traditionnel pour poser les jalons d’une industrialisation inclusive.
Un changement de paradigme : de l’extraction à la valeur ajoutée
Lors de la cérémonie d’ouverture, Louis Watum Kabamba, ministre des Mines, a tracé la nouvelle feuille de route sectorielle de la République Démocratique du Congo. Premier producteur mondial de cobalt et leader africain du cuivre, la RDC refuse désormais le statut de simple exportateur de matières brutes.
L’accent est désormais mis sur la transformation locale des minerais et l’intégration du pays dans la chaîne de valeur globale des batteries électriques et de la transition énergétique. Pour soutenir cette ambition, le gouvernement réaffirme sa volonté de moderniser la gouvernance minière à travers le renforcement de la traçabilité et le durcissement des mécanismes de conformité aux standards ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).
Énergie et infrastructures : les leviers de la compétitivité
Le succès de cette transition industrielle repose sur deux défis structurels urgents : l’approvisionnement énergétique et le déploiement des corridors logistiques. Les débats techniques de cette édition mettent en lumière la nécessité d’impliquer les pionniers des infrastructures publiques pour fluidifier les corridors de transport et sécuriser l’accès à l’électricité des opérateurs industriels.
Par ailleurs, la présence remarquée du ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, Augustin Kibassa Maliba, souligne l’impact grandissant des solutions numériques, de l’automatisation et de la cybersécurité dans la modernisation de l’écosystème minier congolais.
Au-delà des mines, les panelistes s’accordent sur un impératif : utiliser les dividendes des ressources extractives comme levier pour diversifier l’économie nationale, stimuler l’emploi local et bâtir un modèle économique résilient face aux chocs exogènes.