Cap sur la concrétisation des partenariats stratégiques continentaux
La dynamique de co-développement et d’intégration économique franchit une nouvelle étape sur le continent. Organisée à Alger par le Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID), la 12e édition du Forum africain de l’investissement et du commerce (AFIC-12) a réuni des centaines de décideurs, investisseurs et experts internationaux venus de plus de 40 pays. Placé sous le signe de la concrétisation, ce rendez-vous s’est affirmé comme une plateforme stratégique pour accélérer les flux d’affaires et positionner l’Afrique au cœur de la gouvernance économique mondiale, en parfaite synergie avec les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
L’événement a mis en lumière la nécessité absolue de passer des accords de principe à la mise en œuvre de projets industriels et technologiques tangibles. Dans un contexte mondial en mutation, les discussions ont convergé vers un impératif partagé : bâtir des chaînes de valeur régionales résilientes et autonomes.
Le rôle moteur des infrastructures et de l’interconnexion numérique
Pour des économies pivots comme celle de la République Démocratique du Congo, les conclusions du forum tracent des priorités sectorielles claires. Les participants ont réaffirmé que l’intégration et la prospérité africaines ne pourront se matérialiser sans un investissement massif dans les infrastructures critiques. Les corridors de transport transnationaux, à l’image du projet de gazoduc transsaharien ou des extensions de réseaux de connectivité, constituent l’épine dorsale sur laquelle doivent se greffer les échanges.
Au-delà des infrastructures physiques, le levier numérique et financier s’impose comme le principal accélérateur de croissance. La transformation digitale des administrations douanières, le développement de solutions Fintech interconnectées pour le commerce transfrontalier et la sécurisation des investissements par des plateformes numériques partagées ont été identifiés comme les chantiers prioritaires pour fluidifier le marché unique africain.